En difficulté lors de la Sprint du Grand Prix de Grande-Bretagne, Fabio Quartararo n'a pu faire mieux qu'une 14e place après être parti de la 13e position. Le pilote Yamaha continue de souffrir d'un manque de confiance avec la M1, mais il en a également profité pour analyser les forces actuelles d'Aprilia... et les difficultés rencontrées par Ducati.
Une Yamaha toujours difficile à piloter
Le champion du monde 2021 reconnaît qu'il est loin des sensations qu'il pouvait avoir auparavant.
« Les qualifications et la Sprint ne se sont pas bien passées. Par rapport à l'an dernier, je pilote avec beaucoup plus de tension. Je n'arrive pas à être fluide avec la moto et je ne me sens pas du tout à l'aise. Honnêtement, c'est plus ou moins ce à quoi je m'attendais. »
Le Français explique que l'usure du pneu arrière a également compliqué sa course.
« J'ai attaqué au maximum pendant toute la Sprint. Moreira et Marini m'ont dépassé dans la ligne droite et j'ai essayé de rester devant, mais la dégradation du pneu était importante. Je pense que le pneu médium sera une meilleure option pour la course. »
Peu d'espoir d'un miracle dimanche
Quartararo estime que le principal problème de la Yamaha reste le manque de connexion entre l'avant et l'arrière de la moto, particulièrement dans les virages rapides.
« Si je ne sens pas que l'avant et l'arrière travaillent ensemble dans les grandes courbes, je pilote sous tension. Je sais que nous n'avons pas ce qu'il faut ici. Nous changeons constamment les réglages, mais nous revenons toujours au même point. »
Pour la course, il prévoit simplement d'utiliser le pneu médium arrière et de tenter de maximiser le résultat.
Pourquoi Aprilia est devant Ducati
Selon Quartararo, les difficultés rencontrées par Ducati ne proviennent pas uniquement de la dégradation des pneus.
Le Français estime que les Desmosedici souffrent surtout d'une montée en température trop rapide du pneu arrière, ce qui réduit progressivement leur efficacité.
« Plus que la dégradation, je pense que le problème est qu'ils surchauffent rapidement le pneu. Quand on a plus d'adhérence, on peut mieux gérer les gaz et maintenir une température plus basse. »
À ses yeux, c'est précisément là que l'Aprilia RS-GP fait actuellement la différence.
« Je pense que c'est le point fort d'Aprilia. Ils arrivent à maintenir une température plus basse du pneu arrière, ce qui leur permet de conserver un rythme élevé beaucoup plus longtemps. »
Une analyse qui explique en partie les excellentes performances des Aprilia à Silverstone, où la marque italienne s'est montrée particulièrement compétitive tout au long du week-end.
