F1 – Toto Wolff refuse de parler d’« échec » chez Mercedes : « Ce n’était pas catastrophique »


Mercedes n’a plus remporté de titre mondial depuis plusieurs saisons, mais Toto Wolff refuse de considérer cette période comme un échec majeur. Alors que les Flèches d’Argent ont retrouvé les sommets en 2026 et dominent actuellement les deux championnats, le patron de l’écurie estime que les résultats obtenus pendant les années difficiles doivent être remis en perspective.

Pendant près d'une décennie, Mercedes a écrasé la Formule 1, remportant sept titres pilotes et huit championnats constructeurs entre 2014 et 2021.

Une domination tellement importante que tout résultat autre qu'une victoire a ensuite pu donner l'impression d'un échec.

Depuis le dernier titre pilotes obtenu en 2020 et la dernière couronne constructeurs décrochée en 2021, Mercedes a effectivement traversé une période beaucoup plus compliquée.

L'arrivée de la génération de monoplaces à effet de sol avait notamment fait perdre aux Flèches d'Argent leur statut de référence.

Toto Wolff : « Ce n'était pas catastrophique »

Pour Toto Wolff, il faut cependant relativiser cette période.

Le dirigeant autrichien reconnaît volontiers que Mercedes ne disposait tout simplement pas d'une voiture capable de battre les meilleures équipes.

« Nous avons compris que nous ne pouvions pas gagner parce que la voiture n'était jamais suffisamment bonne pour battre ceux qui étaient devant », explique-t-il.

Selon les saisons, cette référence était Red Bull puis McLaren.

Mercedes devait donc revoir ses ambitions.

« Le meilleur objectif réaliste était la deuxième ou la troisième place et c'est ce que nous avons obtenu, à l'exception d'une année », poursuit Wolff.

Une domination qui change la perception des résultats

Le patron de Mercedes estime surtout que cette période apparaîtra différemment lorsqu'elle sera observée avec plusieurs décennies de recul.

Après autant de titres consécutifs, terminer deuxième, troisième ou même quatrième peut sembler catastrophique à court terme. Mais replacées dans l'ensemble de l'histoire de Mercedes en Formule 1, ces saisons restent selon lui très loin d'un véritable effondrement.

« Dans 20 ou 30 ans, vous regarderez simplement les statistiques », explique Wolff en rappelant l'impressionnante succession de premières places enregistrée par son équipe avant cette période plus difficile.

Sa conclusion est sans équivoque :

« Ce n'est pas catastrophique. »

Mercedes a retrouvé les sommets en 2026

La situation est désormais bien différente.

L'introduction du nouveau règlement moteur et aérodynamique en 2026 a permis à Mercedes de retrouver une position dominante.

Après 11 manches, l'équipe occupe la tête du championnat constructeurs avec 72 points d'avance sur Ferrari.

La situation est également particulièrement favorable chez les pilotes.

Kimi Antonelli mène le championnat avec 50 points d'avance sur Lewis Hamilton, désormais chez Ferrari, tandis que George Russell pointe à 59 unités de son équipier.

Mercedes est donc idéalement positionnée pour mettre fin cette saison à plusieurs années sans titre.

Le pari du nouveau règlement bientôt récompensé ?

La capacité de Mercedes à rebondir avec le changement réglementaire constitue désormais l'un des éléments majeurs de cette saison 2026.

L'écurie qui avait dominé le début de l'ère hybride semble avoir particulièrement bien négocié l'entrée dans cette nouvelle génération technique.

Et si les deux titres venaient effectivement rejoindre Brackley à la fin de la saison, les années difficiles évoquées par Toto Wolff pourraient finalement apparaître comme une simple parenthèse dans une période beaucoup plus longue de succès.

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