MXGP 2027 : qui est vraiment Kove, le constructeur chinois qui veut défier les géants du motocross ?


Après des mois de spéculations, Kove a confirmé son arrivée officielle en Championnat du monde MXGP à partir de 2027. Et le constructeur chinois n’a pas choisi la prudence : pas de passage préalable par l’EMX250, le MX2 ou l’ADAC MX Masters, mais une arrivée directe dans la catégorie reine avec une structure officielle.

Encore largement méconnu du public européen du motocross, Kove n’est pourtant pas un nouveau venu dans la compétition. Dakar, rallye-raid, Supersport 300 et désormais motocross : le constructeur de Chongqing développe depuis plusieurs années une stratégie internationale particulièrement ambitieuse. Pour son programme MXGP, il s’appuiera sur la structure belge TBS Conversions de Tom Steensels.

Mais derrière cette arrivée se cache également une autre histoire : celle d’une industrie chinoise qui veut désormais développer ses propres technologies et surtout d’une rivalité grandissante avec ZXMOTO, marque fondée par l’ancien dirigeant de Kove, Zhang Xue.

Kove, une marque née au cœur de l’industrie chinoise de la moto

Kove a été fondé en 2017 à Chongqing après avoir commercialisé des motos sous les appellations Colove et Excelle.

La structure juridique derrière le constructeur, Tibet New Summit Motor Co. Ltd., possède toutefois une histoire remontant à 1994.

L'implantation à Chongqing est stratégique. Cette immense métropole du sud-ouest chinois constitue l'un des principaux centres de l'industrie motocycliste du pays.

Constructeurs et fournisseurs y sont nombreux, facilitant l'accès aux moteurs, cadres, pièces moulées et capacités d'assemblage.

Kove dispose aujourd'hui de deux usines, situées à Chongqing et Chengdu.

Plus de 1 000 salariés et une capacité supérieure à 100 000 motos

Les chiffres communiqués par Kove permettent de mieux mesurer les ambitions de l'entreprise.

Le constructeur revendique désormais :

  • plus de 1 000 salariés, dont environ 30 % dans les activités techniques ;
  • huit filiales ;
  • une capacité de production supérieure à 100 000 unités par an dans les moyennes et grosses cylindrées ;
  • plus de 100 brevets concernant notamment les moteurs, châssis, nouvelles énergies et systèmes intelligents.

Kove affirme également développer en interne ses moteurs multicylindres, ses moteurs à flux axial et certains systèmes de contrôle.

La marque précise occuper la cinquième place parmi les constructeurs chinois à partir de 250cc et la quatrième à partir de 300cc. Il convient néanmoins de souligner qu'il s'agit de chiffres communiqués directement par Kove.

Kove ne veut pas devenir un simple constructeur de motos bon marché

La stratégie de la marque diffère de l'image traditionnellement associée à certaines productions chinoises.

Kove ne cherche pas prioritairement à conquérir le marché des petits deux-roues urbains à bas prix.

Son développement se concentre essentiellement sur les cylindrées supérieures à 300cc.

Son catalogue repose notamment sur les modèles adventure et rallye avec les 450 Rally et 800X, mais aussi sur des sportives comme les 450RR et 800RR.

À cela viennent désormais s'ajouter les motos de cross MX250 et MX450, ainsi que leurs déclinaisons enduro.

Et c'est précisément cette MX450 qui constitue la base du nouveau défi mondial.

Zhang Xue, l’homme qui incarnait Kove

Pendant plusieurs années, Kove a été indissociable de Zhang Xue.

Ancien pilote de motocross et mécanicien, il avait fondé Kove en 2017 avec Liao Tao et Wen Famo avant d'en devenir le directeur général et l'un des principaux actionnaires individuels.

Sous sa direction, les ventes auraient progressé de manière spectaculaire : de seulement 800 unités en 2018 à 36 000 en 2023, selon les chiffres communiqués par l'entreprise.

Zhang Xue avait également développé une communication inhabituelle.

Lors du Dakar 2024, lorsque la moto de Mason Klein avait rencontré des problèmes liés à certains composants insuffisamment adaptés aux conditions, le dirigeant avait lui-même publié une vidéo d'excuses.

Il avait alors publiquement assumé la responsabilité des problèmes techniques.

La séparation avec Zhang Xue change la donne

Le 28 février 2024, Kove annonçait pourtant son départ de la direction.

Officiellement, Zhang devait temporairement quitter ses responsabilités opérationnelles tout en conservant ses actions.

Kove assurait alors que ses produits, son réseau de distribution ainsi que ses programmes Dakar et WorldSBK n'étaient pas remis en question.

Zhang Xue livrera ensuite une version différente de cette séparation.

Selon lui, des divergences stratégiques l'opposaient aux investisseurs. Il souhaitait notamment renforcer les investissements en recherche et développement afin de construire des motos capables de rivaliser avec les meilleures machines mondiales.

En avril 2024, il créait finalement une nouvelle marque : ZXMOTO.

Un détail particulièrement important pour comprendre ce qui se joue aujourd'hui autour de l'arrivée de Kove en MXGP.

Les ventes de Kove ont continué à progresser

Le départ de son dirigeant emblématique n'a cependant pas stoppé le développement de Kove.

Après les 36 000 unités revendiquées en 2023, le constructeur annonce environ 42 000 motos vendues en 2024, puis plus de 50 000 en 2025.

Surtout, la marque a continué à utiliser la compétition comme laboratoire et comme outil de communication.

Et avant le motocross, c'est principalement sur le Dakar que Kove s'est fait connaître.

Le Dakar comme premier laboratoire grandeur nature

Kove fait son apparition au Dakar en 2023.

La marque devient alors le premier constructeur chinois à terminer le célèbre rallye avec des pilotes chinois sur des motos chinoises.

Le nom le plus connu ayant représenté Kove reste celui de Mason Klein.

L'Américain possédait déjà un solide CV puisqu'il avait notamment remporté la Rally2 World Cup en 2022 et trois rallyes, dont le Dakar en Rally2 avec Bas World KTM.

Klein disputera deux éditions du Dakar avec Kove.

Ses performances prometteuses seront cependant régulièrement perturbées par des problèmes techniques.

Pour 2026, l'Américain quittera Kove pour rejoindre un autre constructeur chinois, Hoto.

Neels Théric fait franchir un cap à Kove

Après le départ de Klein, les performances de Kove en rallye ont néanmoins continué à progresser.

Le Français Neels Théric a notamment terminé 15e du Dakar, ce qui constitue, selon la source, le meilleur résultat obtenu par un constructeur chinois sur l'épreuve.

En 2026, Théric a également décroché trois victoires d'étape en Rally2.

Il s'agissait des premières victoires d'étape Rally2 obtenues par une marque chinoise.

Le Français a même intégré le top 10 au classement scratch de la huitième étape, au milieu des pilotes KTM, Honda et Hero.

Kove a également obtenu cinq victoires d'étape sur le Taklimakan Rally, long de 7 500 kilomètres et dix-sept jours, avec les deuxième et troisième positions finales pour sa 450 Rally EX.

Un titre mondial en Supersport 300

La plus grande réussite internationale de Kove est toutefois arrivée sur circuit.

En 2025, Team 109 devient la structure officielle du constructeur en Championnat du monde Supersport 300.

Et dès cette première saison en tant qu'équipe officielle, Benat Fernandez décroche le titre mondial.

Le succès obtenu à Jerez marque également la première victoire d'une marque chinoise dans cette catégorie.

Une réussite importante pour crédibiliser les ambitions sportives de Kove, même si le Supersport 300 disparaîtra du calendrier à la fin de la saison 2025.

En Italie, Matteo Bottino a par ailleurs remporté deux titres européens consécutifs en motorally avec Kove.

Des motos de cross qui ne partent pas totalement de zéro

L'arrivée en MXGP repose aujourd'hui sur deux modèles : les Kove MX250 et MX450.

La MX250 utilise un monocylindre de 249cc développé en collaboration avec Zongshen.

Kove a toutefois retravaillé différents éléments, dont la culasse et l'embrayage.

La MX450 possède une origine encore plus intéressante puisque son moteur dérive du bloc initialement conçu pour le rallye et éprouvé sur le Dakar.

L'objectif est donc de transférer une partie de l'expérience accumulée dans les conditions extrêmes du rallye-raid vers le motocross.

Kove veut rompre avec l’ancienne image des constructeurs chinois

La présence de Zongshen rappelle néanmoins une époque différente.

Dans les années 2000, plusieurs marques chinoises s'étaient engagées en compétition internationale avec des machines reposant largement sur des technologies étrangères rebadgées.

Zongshen avait notamment participé au Championnat du monde d'Endurance avec le Belge Stéphane Mertens sur des machines dérivées des Suzuki GSX-R1000.

Le motocross avait également connu Shineray avec la structure d'André Massant et des pilotes comme Marvin Van Daele et Nick Triest.

Van Daele avait notamment réalisé une remarquable performance à Namur en terminant troisième de la première manche dans le sillage de Stefan Everts.

Mais derrière l'identité chinoise se trouvaient alors essentiellement des technologies Honda et KTM.

Kove, comme ZXMOTO, cherche désormais à rompre avec cette réputation en développant davantage ses propres machines.

Une MX450 annoncée à 61,1 chevaux

L'un des principaux arguments commerciaux de Kove reste son tarif.

En Europe, la MX250 Cross R est affichée à 7 463 euros, tandis que la MX450 Cross R coûte 7 798 euros, selon les tarifs cités par la source.

Des prix sensiblement inférieurs à ceux des références européennes et japonaises.

Kove annonce 37 chevaux pour la 250 et 61,1 chevaux pour la 450.

Les deux motos disposent notamment d'un démarreur électrique et de suspensions KYB entièrement réglables.

Mais évidemment, une fiche technique ne suffit pas à gagner en MXGP.


Des premiers essais plus encourageants que prévu

Les premiers retours des essayeurs apparaissent contrastés mais plutôt encourageants.

Le châssis est notamment régulièrement cité parmi les qualités de la moto.

Elle aurait un comportement proche de la KTM, tandis que les performances à mi-régime seraient proches de celles de certaines concurrentes.

Les principales critiques concernent davantage la transmission.

La boîte dérivée du rallye possède notamment une première vitesse jugée trop longue pour le motocross.

La cartographie à faible ouverture des gaz a également été pointée du doigt.

Un essai allemand de la MX250R évoquait de son côté un comportement rappelant davantage les motos de cross de la période 2015-2018 : moins agressif, mais stable et prévisible.

La moto MXGP sera probablement très différente du modèle de série

Ces comparaisons possèdent néanmoins leurs limites.

La future machine engagée en Championnat du monde devrait logiquement bénéficier d'un niveau de préparation nettement supérieur.

Comme chez plusieurs constructeurs officiels, Kove Factory Racing pourrait utiliser des solutions prototypes éloignées de certaines caractéristiques de la MX450 Cross R commercialisée.

Le véritable niveau de la Kove MXGP reste donc aujourd'hui impossible à déterminer.

Et le principal défi ne sera pas nécessairement uniquement mécanique.

Un réseau européen encore limité

Kove affirme disposer de plus d'une centaine de points de vente internationaux et de plus de 500 en Chine.

Le constructeur indique être représenté dans environ 75 pays et territoires, dont 28 marchés européens.

Mais le réseau reste évidemment sans comparaison avec celui de marques établies comme KTM ou Yamaha.

Cette capacité à fournir rapidement motos, pièces et assistance constituera donc un autre enjeu de la croissance européenne de Kove.

TBS Conversions chargé du programme MXGP

Pour son arrivée au plus haut niveau, Kove a choisi une structure belge dirigée par Tom Steensels.

Ancien pilote de motocross, Steensels avait lancé son équipe internationale en 2019 sous le nom TBS Conversions, société spécialisée dans la transformation de véhicules professionnels et de camping-cars ainsi que dans la fabrication de remorques de compétition.

La structure possède déjà une expérience significative du motocross européen.

En 2021 et 2022, elle a notamment travaillé avec Rick Elzinga, Camden McLellan et Meico Vettik.

Elzinga avait terminé troisième de l'EMX250 en 2021 avec notamment une victoire de manche à Oss, tandis que McLellan avait terminé quatrième du championnat en 2022.

Après plusieurs années avec KTM, TBS change donc totalement de dimension en devenant le partenaire d'un constructeur chinois pour un programme mondial.

Jean Visser et Christopher Mills déjà impliqués dans les essais

Le projet ne commence pas avec l'annonce officielle.

Kove indique que le travail de développement, les essais et la constitution de la structure sont déjà en cours depuis un certain temps.

Jean Visser et Christopher Mills ont notamment participé aux premières phases de tests.

En revanche, la composition définitive de l'équipe et surtout l'identité des pilotes choisis pour la saison 2027 seront communiquées ultérieurement.

Et le recrutement pourrait constituer le premier véritable indicateur des moyens engagés par Kove.

ZXMOTO, l’autre constructeur chinois qui veut conquérir le MXGP

Impossible d'évoquer ce programme sans revenir à Zhang Xue.

Depuis son départ de Kove, l'ancien dirigeant a développé ZXMOTO à une vitesse impressionnante.

Selon les informations rapportées par la source, la marque a débuté en Championnat du monde Supersport en 2026 et décroché cinq victoires avec Valentin Debise et Federico Caricasulo.

ZXMOTO a également annoncé son engagement officiel en Championnat du monde Rally-Raid et au Dakar 2027 avec l'Autrichien Tobias Ebster.

Et le motocross ferait également partie du programme.

Selon des sources citées dans l'article original, ZXMOTO serait proche d'un accord avec JM Racing, l'actuelle structure officielle Fantic dirigée par Jacky Martens, pour lancer un programme MXGP dès 2027.

Si cela se confirme, deux constructeurs chinois rivaux pourraient donc arriver simultanément dans la catégorie reine.

Kove niait encore son projet motocross au printemps

Cette rivalité donne une dimension supplémentaire au calendrier de l'annonce de Kove.

En mai, le constructeur avait encore officiellement démenti l'existence d'un projet motocross.

Kove précisait alors que l'appellation « Kove Factory Racing » concernait uniquement ses véritables programmes officiels et qu'aucun projet MX n'existait.

Une situation délicate puisque Tom Steensels avait déjà commencé le travail de développement et évoqué son nouveau projet dans les médias.

À peine trois mois plus tard, le changement est radical : Kove confirme non seulement son arrivée en motocross, mais choisit directement le MXGP.

Impossible d'affirmer que les projets de ZXMOTO ont précipité cette décision, mais la concurrence entre les deux constructeurs chinois apparaît désormais évidente.

Un pari encore plus agressif que ceux de Ducati et Triumph

La méthode Kove tranche également avec celle employée récemment par d'autres nouveaux constructeurs.

Ducati et Triumph ont choisi une montée en puissance progressive avant de s'attaquer pleinement à la catégorie reine.

Kove veut au contraire sauter les étapes.

Pas d'EMX250.

Pas de MX2.

Pas de saison intermédiaire en ADAC MX Masters.

Direction directement le Championnat du monde MXGP.

Une stratégie spectaculaire, mais extrêmement risquée.

Le MXGP ne pardonne rien aux nouveaux constructeurs

L'histoire montre en effet à quel point il est difficile de devenir compétitif dans la catégorie reine.

Ducati avait notamment réussi à décrocher deux podiums avec Jeremy Seewer en 2025 ainsi que deux quatrièmes places avec Mattia Guadagnini, avant de connaître une campagne suivante plus compliquée.

Triumph avait de son côté choisi de reporter volontairement ses débuts en MXGP afin de disposer de davantage de temps pour développer sa 450.

D'autres projets n'ont jamais réussi à atteindre durablement les sommets.

WRM, CCM ou Aprilia ont tenté l'aventure sans véritablement s'imposer.

Même Beta, pourtant expérimenté et auteur de débuts prometteurs avec Jeremy Van Horebeek, a ensuite rencontré davantage de difficultés.

Une première expérience italienne qui avait tourné court

Kove possède déjà une petite expérience en motocross européen.

La nouvelle MX450R avait notamment participé au Supercross de l'EICMA de Milan en novembre 2025.

Ramon Savioli, engagé avec KMN Racing, avait réussi à terminer troisième de la finale du dimanche.

Un résultat encourageant.

Mais l'expérience italienne n'avait pas réellement débouché sur une continuité.

Après quelques mois, l'équipe de Luca Turci était retournée chez KTM, les raisons avancées étant un manque de développement et de soutien.

C'est justement l'un des points que Kove devra impérativement corriger pour son nouveau programme.

Cette fois, Kove prend directement le contrôle

La grande différence pour 2027 est fondamentale.

Il ne s'agit plus simplement d'un importateur soutenant une équipe privée.

Kove s'engage directement avec un programme usine.

Le constructeur aura donc davantage de contrôle sur le développement, les ressources techniques et l'évolution de la MX450.

Reste à déterminer si les moyens engagés seront suffisants pour soutenir le rythme de développement imposé par une saison complète de MXGP.

Car une moto compétitive lors de la première manche ne suffit pas : il faut être capable de la faire progresser tout au long de l'année.

Le choix des pilotes sera le premier véritable test

Avant même de voir la Kove derrière une grille de départ, un élément donnera une première indication sur les ambitions réelles du constructeur : son recrutement.

Pour développer rapidement une nouvelle MXGP, Kove aura besoin de pilotes rapides mais également capables de fournir des informations techniques précises.

Attirer deux noms reconnus du paddock constituerait un signal fort.

À l'inverse, une composition reposant uniquement sur des pilotes payants ou inexpérimentés pourrait indiquer un projet davantage tourné vers la visibilité que vers la performance immédiate.

Pour le moment, Kove entretient le suspense.

Kove peut-il réellement bousculer le MXGP ?

Le constructeur chinois possède quelques arguments sérieux.

Une expérience accumulée au Dakar, un moteur 450 déjà éprouvé dans des conditions extrêmes, un châssis dont les premiers essais ont surpris positivement, des capacités industrielles importantes et désormais une structure européenne expérimentée avec TBS Conversions.

Mais les inconnues restent nombreuses.

Puissance réelle de la future 450 usine, fiabilité à un rythme MXGP, capacité de développement, budget, logistique européenne, pilotes : presque tout reste encore à démontrer.

Kove ne prétend cependant plus simplement fabriquer une moto de cross chinoise moins chère que ses concurrentes.

En choisissant d'affronter directement KTM, Honda, Yamaha, Kawasaki, Ducati, Triumph et les autres constructeurs au plus haut niveau mondial, la marque joue désormais sa crédibilité.

Et avec la possible arrivée simultanée de ZXMOTO, la saison MXGP 2027 pourrait surtout marquer le début d'une nouvelle bataille entre constructeurs chinois sur la scène mondiale.

Avant cela, le premier véritable révélateur du projet Kove sera très simple : quels pilotes accepteront de monter sur la MX450 pour affronter les références du championnat ?

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