F1 : Mohammed Ben Sulayem soutient le retour d’un Grand Prix en Argentine


L’Argentine pourrait-elle retrouver une place au calendrier de la Formule 1 ? L’idée gagne en crédibilité.
Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, a publiquement apporté son soutien à un retour du pays sud-américain, absent du championnat du monde depuis 1998.

L’Argentine possède une longue histoire avec la Formule 1 et bénéficie aujourd’hui d’un nouvel élan grâce à la présence de Franco Colapinto, pilote Alpine désormais confirmé pour la saison 2027 aux côtés de Pierre Gasly.

Ben Sulayem favorable à un retour de la F1 en Argentine

Interrogé par A24, Mohammed Ben Sulayem n’a pas caché son soutien à une éventuelle candidature argentine.

« Je soutiendrai l’initiative visant à organiser une course de F1 ou une manche du Championnat du monde des Rallyes ici en Argentine. »

Le président de la FIA estime toutefois qu’un tel projet doit reposer sur plusieurs conditions solides.

Il évoque notamment la nécessité de disposer de sites capables d’accueillir durablement les compétitions, mais également de financements suffisants, d’un soutien populaire et d’une implication des pouvoirs publics.

« Nous devons développer des sites pour des courses durables, là où il existe une volonté, des investissements, des fans et la capacité du gouvernement à rendre cela possible. »

« L’Argentine mérite-t-elle d’être en F1 ? Oui »

Ben Sulayem est également très clair lorsqu’il est interrogé sur la légitimité sportive du pays.

« L’Argentine mérite-t-elle de faire partie du calendrier de F1 ? La réponse est oui. »

Pour lui, l’histoire de la Formule 1 dans le pays constitue un argument important.

« Ils ont une histoire, ils ont un passé. La première course a eu lieu ici en 1953. »

Le premier Grand Prix d’Argentine comptant pour le Championnat du monde avait effectivement été organisé à Buenos Aires en 1953.

Cette épreuve occupait une place particulière dans l’histoire de la discipline puisqu’elle constituait le premier Grand Prix du championnat du monde disputé en dehors de l’Europe.

L’Argentine absente depuis 1998

Malgré cette longue tradition, la Formule 1 n’est plus revenue dans le pays depuis 1998.

Près de trois décennies se sont donc écoulées depuis la dernière apparition de l’Argentine au calendrier.

Mais ces derniers mois, l’hypothèse d’un retour a gagné en visibilité.

L’existence d’un pilote argentin en F1 constitue évidemment un élément favorable.

Franco Colapinto redonne une forte visibilité à l’Argentine

La présence de Franco Colapinto représente aujourd’hui le principal lien entre l’Argentine et le paddock de Formule 1.

Le pilote Alpine vient d’ailleurs d’être confirmé pour la saison 2027, où il poursuivra son aventure aux côtés de Pierre Gasly.

Sa présence contribue naturellement à raviver l’intérêt du public argentin pour la discipline.

Et dans un pays possédant déjà une importante culture automobile, cette popularité pourrait renforcer un éventuel projet de retour au calendrier.

Une place au calendrier extrêmement difficile à obtenir

Même avec le soutien du président de la FIA, le retour de l’Argentine est toutefois loin d’être garanti.

Le principal problème tient tout simplement au nombre de candidats.

La Formule 1 évolue depuis plusieurs saisons autour d’un calendrier comprenant 24 Grands Prix, ce qui laisse très peu d’espace pour accueillir de nouvelles destinations.

Or, l’Argentine est loin d’être seule à vouloir entrer ou revenir dans le championnat.

La Thaïlande avance sur son projet de Grand Prix à Bangkok

Parmi les pays actuellement intéressés, la Thaïlande semble avoir réalisé les progrès les plus significatifs.

Le gouvernement thaïlandais a approuvé une proposition visant à organiser un Grand Prix urbain à Bangkok.

Le projet viserait une arrivée au calendrier aux alentours de 2028.

Si celui-ci aboutit, il constituerait une nouvelle étape dans l’expansion internationale de la Formule 1.

Afrique du Sud, Rwanda, Corée du Sud et Turquie également intéressés

Plusieurs autres pays surveillent également de très près les possibilités offertes par les futures évolutions du calendrier.

L’Afrique du Sud souhaite depuis plusieurs années retrouver une place en Formule 1.

Le Rwanda a également exprimé son intérêt.

La Corée du Sud, qui avait déjà accueilli la discipline dans le passé, fait partie des destinations évoquées.

Même situation pour la Turquie, dont Istanbul a déjà organisé plusieurs Grands Prix.

La concurrence est donc particulièrement importante.

La F1 face à un problème de places disponibles

Le succès mondial actuel de la Formule 1 provoque paradoxalement une difficulté majeure.

De nombreux promoteurs souhaitent organiser un Grand Prix, mais le championnat ne peut pas continuellement augmenter le nombre de courses.

Avec 24 manches par saison, le calendrier est déjà extrêmement chargé pour les pilotes, les équipes et l'ensemble du personnel du paddock.

Toute nouvelle arrivée pourrait donc nécessiter la disparition d'une épreuve existante, une rotation entre plusieurs circuits ou une nouvelle organisation du calendrier.

L’histoire peut-elle permettre à l’Argentine de revenir ?

L'Argentine possède néanmoins plusieurs arguments.

Son histoire en Formule 1 est profonde, son public est passionné de sport automobile et l'arrivée de Franco Colapinto au plus haut niveau a redonné une forte visibilité à la discipline dans le pays.

Elle bénéficie maintenant d'un soutien symboliquement important : celui du président de la FIA.

Mohammed Ben Sulayem ne limite d'ailleurs pas son intérêt à la Formule 1 puisqu'il se dit également prêt à soutenir le retour du Championnat du monde des Rallyes en Argentine.

Reste désormais à transformer cet intérêt en projet concret.

Car entre les infrastructures nécessaires, les investissements, les engagements gouvernementaux et surtout la féroce concurrence internationale pour les rares places disponibles, le chemin vers un retour du Grand Prix d'Argentine reste encore long.

Mais après une absence qui dure depuis 1998, le simple fait de voir le dossier soutenu publiquement au plus haut niveau de la FIA constitue déjà un signal important.

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