Aston Martin a progressé à Zandvoort avec son AMR26 évoluée, mais Mike Krack prévient que Monza et Bakou seront plus compliqués.
Aston Martin reste prudent après Zandvoort : « Nous aurons des courses plus difficiles »
Aston Martin a enfin entrevu une éclaircie lors du Grand Prix des Pays-Bas, mais l’équipe britannique refuse de s’emballer. Malgré une nette amélioration des performances de l’AMR26, Mike Krack estime que plusieurs circuits à venir risquent de remettre en évidence les faiblesses actuelles de la monoplace.
L’écurie basée à Silverstone a connu un début de saison compliqué depuis l’arrivée de la nouvelle réglementation technique en Formule 1. Pour tenter d’inverser la tendance, Aston Martin a introduit une importante évolution de sa monoplace lors du Grand Prix de Hongrie, juste avant la pause estivale.
Cette nouvelle version, qualifiée de « b-spec AMR26 », a ensuite reçu plusieurs ajustements à Zandvoort. Un travail qui a permis à Fernando Alonso de signer une performance remarquée avec une neuvième place finale après un départ depuis la 18e position.
Un résultat encourageant, mais qui ne masque pas encore tous les problèmes.
Une amélioration liée au châssis plus qu’au moteur Honda
Pour Mike Krack, responsable des opérations en piste chez Aston Martin, la progression observée aux Pays-Bas est principalement due aux caractéristiques du circuit néerlandais.
La nouvelle version de l’AMR26 semble mieux fonctionner sur des tracés où l’efficacité aérodynamique et la stabilité en virage sont prioritaires.
En revanche, le déficit de puissance du moteur Honda reste une inquiétude majeure.
Le groupe propulseur japonais amélioré n’offre toujours pas le niveau de performance attendu face à la concurrence, ce qui pourrait pénaliser Aston Martin sur les circuits nécessitant une forte vitesse de pointe.
« Depuis Budapest, nous savons que nous sommes un peu plus forts en course », a expliqué Krack.
« Je pense que Fernando a dit aujourd’hui que notre résultat dépendra plus ou moins de la longueur des lignes droites. »
Selon lui, Zandvoort représentait donc un contexte favorable.
« Ce sont deux courses où les lignes droites étaient plutôt courtes. Nous aurons des courses plus difficiles à venir, mais cela fait partie du jeu. »
Monza et Bakou, un véritable test pour Aston Martin
Après les progrès réalisés aux Pays-Bas, Aston Martin va rapidement être confrontée à des circuits moins adaptés à ses qualités actuelles.
Le calendrier prévoit notamment le Grand Prix d’Italie à Monza, surnommé le « Temple de la vitesse », puis Bakou, deux tracés où la puissance moteur et l’efficacité dans les longues lignes droites sont essentielles.
Ces rendez-vous permettront de mesurer réellement le niveau de progression de l’AMR26.
« Il y a des courses où vous êtes forts, et d’autres où vous l’êtes moins. Il sera intéressant de voir comment le reste de la saison va évoluer », estime Krack.
Fernando Alonso a d’ailleurs déjà reconnu que les chances de décrocher des points à Monza semblaient très limitées.
Aston Martin doit encore comprendre son nouveau package
L’arrivée de la nouvelle réglementation 2026 représente un défi majeur pour toutes les équipes.
Plusieurs formations ont connu des difficultés pour comprendre les subtilités des nouvelles monoplaces, notamment liées aux groupes propulseurs hybrides et aux nouveaux équilibres aérodynamiques.
Alors que certaines équipes commencent désormais à mieux maîtriser leur package, Aston Martin doit encore apprendre à exploiter pleinement son évolution majeure.
Le changement de moteur Honda et l’arrivée du nouveau concept AMR26 ont en quelque sorte relancé le développement de l’équipe avec plusieurs mois de retard.
« Nous apprenons de plus en plus à connaître ce package », explique Krack.
« Avec le gros ensemble introduit à Budapest, il faudra plusieurs séances pour apprendre à le régler correctement. C’est également le cas avec l’arrivée du groupe propulseur. »
L’Allemand poursuit :
« Nous devons apprendre comment l’utiliser, comment l’optimiser. Cela prendra probablement quelques événements, mais c’était un bon pas en avant. »
Un premier signal positif malgré un chemin encore long
La neuvième place de Fernando Alonso à Zandvoort constitue donc un signe encourageant pour Aston Martin, mais pas encore une confirmation d’un retour durable aux avant-postes.
L’équipe doit désormais comprendre son nouveau package, améliorer l’exploitation du moteur Honda et identifier les circuits où elle pourra réellement jouer les points.
Après une première moitié de saison difficile, Aston Martin possède enfin une base plus compétitive. Mais comme le rappelle Mike Krack, le véritable verdict viendra lors des prochaines courses, sur des circuits beaucoup moins favorables à l’AMR26.
