MotoGP – Toprak Razgatlioglu reste lucide après Silverstone : « Je dois adapter mon style de pilotage »


Quinzième du Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone, Toprak Razgatlioglu poursuit son apprentissage du MotoGP. Le pilote Pramac Racing reconnaît devoir encore profondément adapter son style hérité du Superbike, notamment au comportement des pneumatiques Pirelli. Malgré les difficultés, le Turc reste positif et conserve un objectif : parvenir à intégrer le top 10 avant la fin de la saison.

Pour Toprak Razgatlioglu, chaque Grand Prix ressemble encore à une nouvelle leçon. Arrivé cette saison en MotoGP après avoir construit l'essentiel de sa carrière au plus haut niveau du Superbike, le Turc doit assimiler les particularités d'une machine et d'un championnat très différents.

À Silverstone, le pilote Pramac Racing a terminé la course du dimanche à la 15e position. Un résultat modeste, mais derrière lequel Razgatlioglu préfère retenir les progrès réalisés tout au long du week-end.

Un duel avec Pol Espargaró en fin de course

Toprak a notamment passé une partie de sa course au contact de Pol Espargaró.

Le pilote turc a tenté de trouver une ouverture, mais a constaté que les différences de performances entre les motos et les secteurs rendaient les dépassements particulièrement compliqués.

Il estime néanmoins avoir réalisé une meilleure course que lors de la journée du samedi.

« Nous avons terminé quinzièmes, mais pour moi c'était une meilleure course », résume-t-il.

Le classement brut importe finalement moins que l'expérience accumulée.

Toprak doit oublier certains réflexes du Superbike

L'un des principaux défis de Razgatlioglu concerne son style de pilotage.

Le Turc possède des automatismes construits pendant des années en Superbike, mais ceux-ci ne sont pas toujours adaptés à sa MotoGP.

Silverstone l'a une nouvelle fois démontré.

Sur certaines courbes, il doit notamment apprendre à patienter davantage avant de relever la moto, alors que sa manière naturelle de piloter l'incite encore à reproduire certaines techniques utilisées en WorldSBK.

« Je n'ai jamais couru sur ce circuit et je pilote toujours avec un style Superbike », reconnaît-il.

Pour Razgatlioglu, l'apprentissage est donc double : découvrir certains circuits tout en modifiant profondément sa façon de les aborder.

Les pneumatiques Pirelli au cœur de son adaptation

Le comportement des pneumatiques constitue également un élément central de son apprentissage.

Toprak explique que ses adversaires expérimentés peuvent rapidement concentrer leur travail sur le choix des gommes et les réglages. De son côté, il doit encore simultanément comprendre les pneumatiques, découvrir certaines trajectoires et adapter son pilotage.

Une accumulation d'informations qui complique forcément ses week-ends.

« Les autres pilotes pensent simplement au meilleur pneu à utiliser. Moi, j'ai beaucoup de choses dans la tête », explique-t-il.

Son constat est donc clair : il doit adapter son style de pilotage à la moto et aux pneumatiques Pirelli.

Le frein moteur, autre découverte importante

Silverstone aura néanmoins permis au pilote Pramac d'avancer dans plusieurs domaines techniques.

Razgatlioglu estime notamment avoir beaucoup appris concernant l'utilisation du frein moteur.

Pour un pilote dont le freinage spectaculaire constituait l'une des grandes forces en Superbike, comprendre précisément les réactions de sa MotoGP dans cette phase représente une étape particulièrement importante.

Toprak refuse donc de juger son week-end uniquement à travers sa 15e place.

Son approche consiste davantage à accumuler les informations afin d'être plus performant lorsqu'il retrouvera les mêmes circuits la saison prochaine.

Aragón, prochain test grandeur nature

Le prochain rendez-vous à Aragón constituera un nouveau défi.

Razgatlioglu connaît évidemment le circuit grâce à son expérience en Superbike, mais il s'attend à découvrir une réalité différente avec une MotoGP.

« Nous avons fait de très bonnes courses là-bas en Superbike. Maintenant, nous verrons comment cela se passe avec la MotoGP », explique-t-il.

Son premier objectif sera de se rapprocher du niveau des autres pilotes Yamaha.

Une référence qui lui permettra de mesurer plus précisément ses progrès au guidon de la machine japonaise.

Le top 10 reste son objectif

Malgré les difficultés de cette première saison, Toprak Razgatlioglu n'abandonne pas l'objectif qu'il s'était fixé.

Il veut terminer au moins une course parmi les dix premiers.

« Mon objectif cette année était de terminer dans le top 10. J'ai toujours le même objectif », confirme le pilote turc.

Avec encore plusieurs Grands Prix devant lui, il espère que l'expérience accumulée depuis le début de la saison lui permettra progressivement de réduire l'écart.

Razgatlioglu pense notamment à Portimão, son circuit préféré lorsqu'il évoluait en Superbike, comme une possible opportunité de réaliser une performance particulière.

Pour l'instant, le mot d'ordre reste néanmoins le même : apprendre, comprendre et adapter son pilotage.

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