Quatrième du Grand Prix de Grande-Bretagne, Alex Márquez estime qu’il avait le rythme nécessaire pour monter sur le podium, voire viser la deuxième place. Mais une erreur au freinage lui a coûté cher dans sa bataille avec Marco Bezzecchi. Le pilote Gresini ne cherche aucune excuse et reconnaît avoir laissé échapper une belle opportunité.
Alex Márquez pourra nourrir quelques regrets après le Grand Prix de Grande-Bretagne. Parti seulement septième sur la grille de Silverstone, le pilote Gresini est parvenu à revenir aux avant-postes et à se mêler à la lutte pour le podium.
Mais une erreur commise dans le premier virage a finalement pesé lourd. À l'arrivée, l'Espagnol a dû se contenter de la quatrième place derrière les trois Aprilia de Raúl Fernández, Jorge Martín et Marco Bezzecchi.
Alex Márquez pensait pouvoir viser la deuxième place
Les modifications effectuées sur sa Ducati avant la course avaient pourtant donné confiance au #73.
« Je pense que les changements que nous avons effectués aujourd'hui nous donnaient la possibilité de viser la deuxième place », explique Márquez.
Après avoir dépassé Marco Bezzecchi, l'Espagnol s'est senti suffisamment en confiance pour continuer à attaquer. Mais il est allé trop loin.
« J'ai essayé à nouveau un peu plus tard, j'ai freiné avec le frein avant et j'ai perdu l'adhérence à l'arrière. Cela nous a coûté le podium aujourd'hui. »
Márquez ne cherche d'ailleurs pas à minimiser sa responsabilité.
« Quand vous perdez un podium à cause d'une erreur stupide, c'est assez inacceptable de ma part. »
Bezzecchi résiste jusqu'au bout
Malgré cette erreur, Alex Márquez est revenu au contact de Marco Bezzecchi dans les derniers tours.
L'Italien, pourtant diminué physiquement par ses blessures, a parfaitement résisté à la pression du pilote Gresini.
« Je pense que Marco a joué proprement. Son caractère lui a permis de conserver de l'énergie pour les deux derniers tours. Il était plus rapide que nous à ce moment-là. »
Márquez estime également que son adversaire a mieux géré la situation.
« Il a été plus intelligent que nous et n'a commis aucune erreur. »
Une différence qui aura finalement décidé de la dernière place disponible sur le podium.
Les turbulences aérodynamiques compliquent les choses
Le pilote espagnol a également évoqué le comportement particulier des MotoGP modernes lorsqu'elles évoluent en groupe.
Avec les nombreux éléments aérodynamiques présents sur les machines, suivre plusieurs motos peut fortement perturber leur comportement.
« Quand vous avez beaucoup de motos devant vous avec des ailerons aussi grands que ceux que nous avons, la moto fait parfois des choses étranges. Quand vous êtes seul, tout est plus stable. »
Un phénomène qu'Alex Márquez a notamment ressenti au niveau de l'adhérence de son pneu arrière.
Aprilia encore très forte à Silverstone
Malgré sa déception, Márquez reconnaît également la supériorité d'Aprilia dans certaines portions du circuit britannique.
Selon lui, les RS-GP faisaient notamment la différence entre les virages 7 et 9, où il estime perdre une quantité importante de temps.
La position sur la grille a également joué un rôle.
« Notre septième position nous a beaucoup pénalisés. Nous avions beaucoup de possibilités, non seulement d'être avec Raúl, mais aussi de monter sur le podium. »
Pour autant, le pilote Gresini estime que Ducati a réduit l'écart par rapport au début de la saison.
« Si vous comparez avec le début de l'année, la différence est beaucoup plus faible. Surtout sur des circuits comme celui-ci où Aprilia a toujours été très, très rapide. »
Des regrets mais aussi des motifs de satisfaction
La quatrième place laisse donc un goût amer à Alex Márquez, surtout au regard du potentiel qu'il estimait avoir dimanche.
Mais Silverstone lui apporte également une confirmation : la Ducati a progressé et il parvient désormais à mieux exploiter ses qualités.
« Nous avons beaucoup amélioré la moto depuis le début de l'année et, petit à petit, à mesure que nous comprenons ses points forts, nous pouvons en tirer tout son potentiel. »
Le résultat reste néanmoins frustrant.
Car lorsqu'un podium est à portée de main, Alex Márquez le reconnaît lui-même : une petite erreur peut suffire à faire toute la différence.
