F1 – Colère à Singapour après une erreur de la FIA qui a privé plusieurs pilotes de l’Overtake Mode en qualifications Sprint


Une erreur humaine de la direction de course a provoqué une situation particulièrement controversée lors des qualifications Sprint du Grand Prix de Singapour. La FIA a reconnu que plusieurs pilotes n'avaient pas bénéficié de l'Overtake Mode pendant une partie de la SQ1, créant des conditions de performance différentes selon le moment où chacun réalisait son tour rapide.

L'incident s'est produit vendredi 9 octobre après l'interruption au drapeau rouge provoquée par des débris provenant de l'aileron avant endommagé de Sergio Perez.

Au moment de relancer la séance, la direction de course a oublié de réactiver le système permettant aux pilotes de disposer temporairement de puissance électrique supplémentaire.

Une erreur qui pourrait avoir directement influencé l'identité des pilotes éliminés dès la SQ1.

L'Overtake Mode oublié après le drapeau rouge

Rapidement après la reprise, plusieurs pilotes ont signalé un manque de puissance.

La cause exacte n'a toutefois pas été immédiatement identifiée.

Lorsque la FIA a compris que l'Overtake Mode n'avait pas été réactivé, le système a finalement été rendu disponible… pendant seulement 27 secondes, avant d'être de nouveau désactivé.

Cette séquence a créé une situation problématique : certains pilotes ont pu effectuer leur tour avec la puissance supplémentaire tandis que d'autres n'y ont pas eu accès.

Tout dépendait donc de leur position en piste et du moment auquel leur tentative avait été réalisée.

Les pilotes n'ayant pas enregistré un chrono suffisamment compétitif avant le drapeau rouge ont été particulièrement pénalisés puisqu'ils devaient absolument améliorer leur temps après la reprise.

Lindblad, Stroll et les deux Williams éliminés

Parmi les pilotes éliminés en SQ1 figurent notamment Arvid Lindblad, Lance Stroll ainsi que les deux pilotes Williams.

Les équipes concernées ont rapidement cherché à savoir si le classement pouvait être maintenu dans ces conditions.

Williams aurait notamment proposé une solution particulièrement radicale : permettre aux 22 voitures de participer à la SQ2, ce qui aurait pratiquement annulé les conséquences de la première partie des qualifications.

Cette possibilité n'a pas été retenue.

Les commissaires se seraient notamment interrogés sur l'existence d'une base réglementaire permettant de modifier ainsi le format de la séance.

Impossible de recommencer la SQ1

Une autre possibilité aurait consisté à refaire intégralement la SQ1.

Là encore, une difficulté majeure est rapidement apparue : les équipes ne disposaient pas des allocations de pneumatiques nécessaires pour organiser une nouvelle séance dans des conditions équitables.

La FIA s'est donc retrouvée sans solution simple permettant de corriger son erreur sans créer de nouveaux problèmes sportifs.

Nikolas Tombazis, directeur des monoplaces de la FIA, a ensuite rencontré plusieurs pilotes et représentants des équipes concernées afin de discuter de la situation.

Williams et Racing Bulls seraient particulièrement mécontents de l'issue de la séance, même si aucune protestation officielle ne serait envisagée de leur côté.

Aston Martin cherchait pour sa part à obtenir davantage de précisions concernant les éventuelles possibilités d'intervention de la FIA.

Malgré la controverse, le classement des qualifications Sprint devrait rester inchangé.

La FIA reconnaît officiellement une « erreur humaine »

Après la séance, la FIA a publié un communiqué reconnaissant sa responsabilité.

« Pendant la première période des qualifications Sprint, une erreur humaine s'est produite au sein de la direction de course, sans lien avec le problème de chronométrage également rencontré en SQ1 », explique la Fédération.

Elle confirme ensuite directement le problème concernant le système de puissance.

« Cette erreur a eu pour conséquence que l'Overtake Mode n'était pas disponible après la période de drapeau rouge en SQ1. »

La FIA détaille également les 27 secondes pendant lesquelles le système a finalement été réactivé.

« Lorsqu'il est devenu évident que l'Overtake Mode n'était pas actif après la reprise, il a été activé pendant une période de 27 secondes avant d'être à nouveau désactivé. »

Plus important encore, la Fédération reconnaît que l'incident a pu avoir un impact sportif.

« La FIA reconnaît que cette malheureuse erreur humaine a eu un impact sur les performances de certaines voitures en fonction du moment de leur tentative et de leur position sur le circuit. »

Les SQ2 et SQ3 n'ont en revanche pas été affectées.

Un deuxième problème avec le chronométrage

La confusion ne s'est pas limitée à l'Overtake Mode.

Un problème indépendant a également touché le système de chronométrage pendant la SQ1, empêchant plusieurs temps au tour d'être correctement enregistrés.

Ce dysfonctionnement était géré par la Formule 1 et n'était pas directement lié à l'erreur commise par la direction de course concernant l'Overtake Mode.

Mais la combinaison des deux incidents a rendu la séance particulièrement difficile à suivre pour les pilotes.

Certains ne savaient plus exactement où ils se situaient dans la hiérarchie ni s'ils avaient réalisé un temps suffisant pour accéder à la SQ2.

Une situation embarrassante avec les nouvelles F1 2026

L'affaire prend également une dimension particulière avec la nouvelle réglementation technique introduite cette saison.

La gestion de l'énergie électrique joue désormais un rôle encore plus important dans les performances des monoplaces, et l'Overtake Mode constitue l'un des éléments stratégiques de cette nouvelle génération de F1.

Une erreur dans son activation peut donc directement influencer le potentiel d'une voiture sur un tour de qualification.

À Singapour, c'est précisément ce qui s'est produit.

La FIA a reconnu son erreur et son impact sur certaines performances, mais sans solution réglementaire et sportive évidente pour revenir en arrière, les pilotes éliminés devront désormais composer avec une grille de Sprint potentiellement influencée par une erreur totalement indépendante de leur équipe ou de leur pilotage.

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