F1 2026 : Charles Leclerc reconnaît le manque de performance de Ferrari face à Mercedes et Red Bull


Ferrari peine à suivre le rythme de Mercedes et Red Bull en cette deuxième partie de saison 2026. Malgré une monoplace efficace dès les premiers essais libres, la Scuderia perd régulièrement du terrain lorsque ses adversaires augmentent la puissance de leurs moteurs en qualifications. Charles Leclerc reconnaît que le principal problème de Ferrari reste un manque de performance pure.

Ferrari a perdu son élan après Silverstone

Les espoirs de titre entretenus par Ferrari au milieu de la saison 2026 se sont progressivement envolés.

Depuis la victoire de Charles Leclerc au Grand Prix de Grande-Bretagne, en juillet, la Scuderia n'a plus remporté la moindre course.

Pourtant, le châssis de la monoplace italienne est considéré comme l'un des plus performants du plateau. C'est principalement du côté du groupe propulseur que Ferrari semble souffrir face à Mercedes et Red Bull.

Le constructeur italien avait fait le choix d'un turbocompresseur plus petit afin de réduire le temps de réponse du moteur et d'améliorer la motricité, notamment à basse vitesse.

Cette architecture offre une excellente souplesse d'utilisation, mais elle pénalise les performances à haute vitesse dans les lignes droites.

Pour tenter de corriger cette faiblesse, Ferrari a introduit une nouvelle évolution de son groupe propulseur lors du Grand Prix d'Italie.

Pourquoi Ferrari est-elle rapide le vendredi, mais moins en qualifications ?

Depuis plusieurs courses, Ferrari affiche régulièrement un bon niveau de performance dès les premières séances d'essais libres.

Mais cette compétitivité apparente ne se confirme pas toujours le samedi.

Charles Leclerc estime que cette situation s'explique en partie par les différents modes moteur utilisés par les équipes.

« Je ne suis pas certain que nous soyons particulièrement bons le vendredi. Enfin, nous le sommes, mais je pense que cela vient davantage des modes moteur utilisés par les autres. Une fois arrivés en qualifications, ils disposent simplement de quelque chose que nous n'avons pas. »

Le Monégasque poursuit :

« Lors des premiers essais libres, nous sommes peut-être légèrement plus compétitifs par rapport à nos adversaires, parce qu'ils disposent d'une réserve supplémentaire pour les qualifications que nous n'avons pas actuellement. »

Autrement dit, Ferrari ne perdrait pas nécessairement de la performance entre le vendredi et le samedi. Ce seraient surtout ses concurrents qui seraient capables de franchir un palier supplémentaire.

Le simulateur, l'un des points forts de Ferrari

Malgré ces difficultés, Charles Leclerc souligne un domaine dans lequel Ferrari a réalisé des progrès importants : la préparation des week-ends de Grand Prix.

La Scuderia parvient régulièrement à débuter les essais avec une monoplace bien équilibrée, sans avoir besoin de multiplier les modifications de réglages.

« L'une de nos forces en tant qu'équipe est de disposer, dès le départ, d'une voiture avec un bon équilibre. »

Leclerc explique que cette efficacité repose notamment sur le travail réalisé au simulateur.

« Je pense que notre voiture possède une fenêtre de fonctionnement assez étroite, mais nous effectuons une très bonne préparation avant le week-end sur le simulateur. »

« La corrélation entre le simulateur et la piste a été très bonne récemment. Cela nous aide à travailler à l'usine, puis à arriver sur le circuit avec une voiture immédiatement performante et dans laquelle je me sens à l'aise. »

Cette bonne corrélation constitue un atout important pour les ingénieurs, qui peuvent anticiper les réglages nécessaires avant même les premiers tours de roue.

« Le potentiel brut de notre voiture n'est pas au niveau »

Pour Leclerc, le problème fondamental ne concerne donc pas uniquement les réglages ou la capacité de Ferrari à exploiter sa monoplace.

Le pilote estime que la voiture ne possède tout simplement pas le même potentiel maximal que celles de ses principaux adversaires.

« Je pense que cela vient davantage de notre préparation. Ce n'est pas parce que nous concevons une voiture avec une fenêtre de fonctionnement très étroite que nous pouvons en extraire davantage de performance. »

Il insiste ensuite sur le véritable problème :

« Le potentiel brut de notre voiture n'est pas au niveau de celui de nos principaux concurrents. Et je ne pense pas qu'en rendant son comportement encore plus pointu, nous pourrions en tirer davantage. »

Avant de conclure :

« Je pense que c'est simplement la performance pure de la voiture qui nous fait actuellement défaut. »

Ferrari doit retrouver de la vitesse pour rivaliser

Le diagnostic de Charles Leclerc est particulièrement clair.

Ferrari dispose d'une monoplace bien préparée, d'un châssis compétitif et d'une équipe capable de trouver rapidement de bons réglages.

Mais ces qualités ne suffisent plus lorsque Mercedes et Red Bull exploitent l'intégralité de leur potentiel en qualifications.

Le défi de la Scuderia consiste désormais à combler ce déficit de performance, notamment au niveau du groupe propulseur, sans sacrifier les qualités de conduite qui constituent actuellement l'un de ses principaux atouts.

Après sa victoire à Silverstone, Charles Leclerc espérait pouvoir poursuivre sa lutte aux avant-postes. Mais pour retrouver régulièrement la plus haute marche du podium, Ferrari devra avant tout disposer d'une voiture intrinsèquement plus rapide.

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