Alpine expérimente une organisation différente aux 6 Heures de Fuji. L’écurie française a décidé de n’utiliser que deux pilotes par A424, laissant Antonio Félix da Costa et Frédéric Makowiecki sans volant pour la manche japonaise. Philippe Sinault assure cependant que les deux hommes restent pleinement membres de l’équipe et que la composition des équipages pour les prochaines courses n’est pas encore arrêtée.
Pour Alpine, les 6 Heures de Fuji serviront aussi de laboratoire. L'équipe estime désormais qu'un équipage composé de deux pilotes peut représenter la meilleure solution sur une course de six heures.
Une réflexion qui n'avait pas été appliquée plus tôt dans la saison en raison de la préparation des 24 Heures du Mans, mais également des formats plus longs proposés au Qatar et à Bahreïn.
« De notre point de vue, pour une course de six heures, le format à deux pilotes est le meilleur », explique Philippe Sinault.
Avec un calendrier proposant désormais uniquement des courses de six heures jusqu'à la fin de la saison, Alpine a décidé que le moment était venu de tester cette organisation.
Un choix « vraiment difficile »
La conséquence directe est l'absence d'Antonio Félix da Costa et Frédéric Makowiecki au volant des A424 à Fuji.
Philippe Sinault insiste cependant sur le fait que cette décision n'est pas liée aux performances individuelles des deux pilotes.
« Ce n'est pas une raison personnelle, c'est une raison globale. Nous prenons beaucoup de choses en considération. Pour Barcelone, cela pourrait être différent. »
Le responsable d'Alpine assure également que la décision n'a pas été prise au dernier moment. L'équipe devait adapter son fonctionnement, ses procédures ainsi que l'organisation des mécaniciens à ce format particulier.
Da Costa et Makowiecki restent donc pilotes Alpine et pourraient retrouver le volant lors des prochaines manches.
Rien n’est décidé pour Barcelone et Monza
Alpine évaluera son expérience japonaise avant de déterminer la suite.
L'équipe pourrait conserver deux pilotes par voiture ou revenir à trois. Même dans le premier scénario, les quatre pilotes retenus pourraient être différents.
« Nous verrons après Fuji. Nous réfléchirons à la composition des équipages, si nous conservons deux pilotes ou si nous revenons à trois, puis quels pilotes rouleront à Barcelone et Monza. Rien n'est décidé pour le moment. »
La performance obtenue à Fuji devrait donc apporter des éléments importants dans cette réflexion.
L’avenir de Signatech toujours incertain
En parallèle, Philippe Sinault continue de travailler sur l'avenir de la structure qui exploite le programme Alpine en WEC.
Alpine ayant annoncé son retrait du championnat à l'issue de la saison, Signatech cherche une solution pour 2027.
Des discussions sont notamment évoquées autour de Geely, mais aucun accord n'est annoncé à ce stade.
Sinault se contente d'indiquer que « les discussions continuent » et que la situation n'est encore « pas claire ».
Une échéance se rapproche néanmoins : le 26 novembre, date limite indiquée par Sinault pour l'inscription.
« Mon travail est d'être prêt le plus rapidement possible. Nous espérons de bonnes nouvelles et une annonce dès que possible. »
En attendant de connaître son avenir, Alpine se concentre sur Fuji, circuit où l'A424 avait décroché l'an dernier sa seule victoire en Hypercar. L'équipe a d'ailleurs commencé son week-end japonais en tête de la deuxième séance d'essais libres.
