Parti seulement 16e après son accident en qualifications, Kimi Antonelli est remonté jusqu’à la cinquième place du Grand Prix d’Azerbaïdjan. Le pilote Mercedes aurait même pu viser mieux sans un contact lors de la dernière relance : il affirme avoir perdu une grande partie du côté gauche de son plancher.
Kimi Antonelli peut se satisfaire des points sauvés à Bakou. Leader du championnat, l'Italien avait sérieusement compliqué son week-end en étant victime d'un accident en début de qualifications, ce qui l'avait contraint à s'élancer depuis la 16e position.
En course, le pilote Mercedes est progressivement remonté dans le classement. Il a notamment dépassé Lewis Hamilton, troisième du championnat, avant de finalement terminer cinquième.
Mais sa remontée aurait pu connaître une issue bien différente à une quinzaine de tours de l'arrivée.
Un contact avec Bearman lors de la relance
Lors d'une relance derrière la voiture de sécurité, plusieurs incidents se sont produits au premier virage.
Franco Colapinto a plongé à l'intérieur et percuté son équipier Pierre Gasly, qui a ensuite été envoyé vers Lando Norris.
D'autres contacts ont suivi dans le même secteur. Arvid Lindblad est entré en contact avec son équipier Liam Lawson, tandis qu'Ollie Bearman a touché le côté gauche de la Mercedes d'Antonelli.
L'Italien a pu poursuivre, mais sa monoplace était fortement endommagée.
« Après la relance, j'avais de gros dégâts au niveau du plancher. Tout mon côté gauche avait disparu après le contact », a expliqué Antonelli après l'arrivée.
« Je conduisais un peu comme ma grand-mère »
Avant même cet incident, Antonelli avait décidé d'adopter une approche prudente sur le difficile tracé urbain de Bakou.
Le pilote Mercedes a utilisé une comparaison plutôt amusante pour décrire sa course.
« Je conduisais un peu comme ma grand-mère aujourd'hui. J'étais en mode protection contre les dégâts. Je ne prenais tout simplement aucun risque. »
Antonelli explique qu'il s'assurait d'avoir une réelle opportunité avant de tenter chaque dépassement.
Cette prudence s'est révélée particulièrement importante dans une course marquée par plusieurs incidents.
Après le contact avec Bearman, le comportement de la Mercedes est devenu beaucoup plus délicat.
« La voiture était très instable à piloter. J'ai quand même essayé d'aller chercher la quatrième place. »
À moins d’une demi-seconde de Leclerc
Malgré les dégâts, Antonelli est revenu tout près de Charles Leclerc, quatrième.
Seulement une demi-seconde environ séparait les deux hommes à l'arrivée, mais l'Italien n'a finalement pas réussi à porter une dernière attaque.
« Dans l'ensemble, c'est l'une de ces journées où il faut être satisfait de la cinquième place », reconnaît-il.
Après un départ depuis la 16e position, Antonelli limite donc les conséquences de ses qualifications difficiles en gagnant onze places et en ramenant une cinquième position malgré une Mercedes fortement endommagée dans la dernière partie de la course.
