Le titre mondial WRC 2026 se jouera en Sardaigne entre trois pilotes Toyota. Elfyn Evans arrive en leader, mais Sami Pajari et Oliver Solberg conservent leurs chances. À 21 points du Gallois avant cette ultime manche, Solberg sait que sa mission sera difficile mais refuse de renoncer.
À la suite de l'annulation du déplacement en Arabie saoudite prévu en novembre, la Sardaigne accueillera finalement la finale de la saison. Et le suspense reste entier pour l'attribution du titre pilotes.
Elfyn Evans occupe la tête du championnat. Sami Pajari pointe à 17 points, tandis qu'Oliver Solberg accuse 21 unités de retard sur le leader et quatre sur son équipier.
Avec encore 35 points maximum à distribuer, les trois pilotes Toyota peuvent mathématiquement devenir champions du monde.
La situation est cependant favorable à Evans : s'il inscrit au moins 19 points en Sardaigne, les résultats de Pajari et Solberg ne pourront plus l'empêcher de décrocher le titre.
Solberg arrive en pleine forme
Oliver Solberg peut néanmoins s'appuyer sur une dynamique particulièrement favorable.
Lors des quatre dernières manches, il a inscrit 106 points, davantage que ses deux adversaires. Pajari en a récolté 97 et Evans 68.
Solberg vient surtout de remporter le Rallye du Chili, un succès qui lui a permis de rester dans la bataille avant la finale.
« Le championnat a parfois semblé très difficile à atteindre cette année, mais nous n'avons jamais abandonné », explique-t-il.
Le Suédois sait néanmoins qu'il devra probablement viser très haut en Sardaigne.
« L'écart avec Elfyn est important à combler sur un seul rallye, mais nous allons évidemment tout donner. Sur un rallye comme la Sardaigne, tout peut encore arriver. »
Solberg dispose de moins d'expérience que certains de ses adversaires sur cette épreuve, particulièrement dans la catégorie reine, mais il avait remporté la catégorie Rally2 l'année précédente.
Son objectif est donc clair : viser la victoire et attendre de voir ce que feront Evans et Pajari.
Trois Toyota pour un premier titre mondial
Pour Jari-Matti Latvala, cette finale possède une saveur particulière puisque les trois prétendants roulent pour Toyota et cherchent tous leur premier titre mondial.
Le patron de l'équipe assure que sa priorité sera de fournir à chacun une voiture performante et fiable afin de permettre une lutte équitable.
La Sardaigne pourrait néanmoins réserver de nombreux pièges. Les spéciales sur terre sont rapides mais également techniques et rocailleuses, avec un risque important pour les pneumatiques.
Evans devra également composer avec sa position d'ouvreur, potentiellement pénalisante sur les routes poussiéreuses.
Elfyn Evans, Sami Pajari ou Oliver Solberg : le champion du monde 2026 sera donc un pilote Toyota, au terme d'une dernière confrontation qui s'annonce particulièrement ouverte.
