WEC Austin : Ferrari croit toujours au titre, « la partie n’est pas terminée »


Ferrari n’a toujours pas remporté la moindre course du WEC en 2026, mais la Scuderia refuse de considérer ses couronnes mondiales comme perdues. À l’approche des 6 Heures du Circuit of The Americas, le constructeur italien compte 44 points de retard sur Toyota au championnat Hypercar. Pourtant, les caractéristiques du COTA et les températures élevées attendues alimentent l’optimisme autour de la 499P.

Après avoir dominé le WEC en 2025 en remportant les titres constructeurs et pilotes, Ferrari traverse une saison beaucoup plus compliquée.

La marque italienne n'a pas encore gagné en 2026 et occupe actuellement la troisième place du championnat constructeurs, à 44 points de Toyota.

Chez les pilotes, la situation reste plus favorable pour la Ferrari n°51 d'Antonio Giovinazzi, James Calado et Alessandro Pier Guidi.

Avec notamment deux deuxièmes places, le trio occupe la quatrième position du championnat à seulement 18 points de la tête.

Pour Ferrari, rien n'est donc joué.

« L'écart est important »

Mauro Barbieri, responsable de la conception et des relations de gouvernance chez Ferrari, reconnaît que la tâche reste considérable.

« L'écart est important, mais à São Paulo nous avons déjà repris une bonne quantité de points aux leaders. Il faut simplement continuer ainsi, marquer de gros points et terminer devant les voitures qui nous précèdent au championnat. »

La tâche est néanmoins rendue plus délicate par le calendrier remanié : les manches restantes se disputent désormais sur six heures, sans les coefficients de points supplémentaires initialement prévus pour certaines courses plus longues.

Mais les difficultés rencontrées par plusieurs adversaires au Brésil ont redonné de l'espoir à Ferrari.

Le COTA, un circuit favorable à la 499P

Austin constitue surtout l'un des circuits où Ferrari peut nourrir de réelles ambitions.

La 499P s'y est déjà montrée particulièrement compétitive : victoire sur le sec en 2024 et deuxième place sous la pluie en 2025.

Les premiers essais de cette édition 2026 vont également dans ce sens.

Antonio Giovinazzi a placé Ferrari en tête avec un doublé de la marque lors des EL1. En EL2, la 499P n°83 d'AF Corse a terminé cinquième, juste devant les Ferrari officielles n°50 et n°51, respectivement sixième et septième.

« Nous avons beaucoup d'espoir et d'attentes parce que c'est un circuit où notre voiture a toujours bien fonctionné », souligne Barbieri. « À nous maintenant de faire correctement notre travail. »

James Calado partage cet optimisme :

« Nous abordons cette deuxième moitié de saison avec positivité. Nous allons pousser jusqu'au bout pour obtenir le meilleur résultat possible. »

La chaleur pourrait aider Ferrari

Un autre élément pourrait jouer en faveur de la 499P : les températures élevées attendues au Texas.

Ferrari considère la gestion de la dégradation des pneumatiques comme l'un des domaines où l'équipe a énormément progressé.

« Je pense que l'une des avancées que nous avons réalisées au fil des années concerne notre capacité à gérer les pneus afin de limiter leur dégradation », explique Barbieri.

« Cela peut être l'un des points forts de notre package. Des températures plus élevées pourraient donc nous aider tout en compliquant davantage la tâche de certains de nos concurrents. »

Cette capacité pourrait également ouvrir davantage de possibilités stratégiques, notamment dans l'utilisation du composé le plus tendre disponible.

En revanche, James Calado prévient que la réduction de l'énergie autorisée par relais au COTA pourrait rendre les six heures particulièrement complexes sur le plan stratégique.

Pas encore de consignes entre les deux Ferrari

Malgré la différence de situation au championnat, Ferrari n'est pas encore prêt à sacrifier l'une de ses voitures au profit de l'autre.

La n°50 d'Antonio Fuoco, Miguel Molina et Nicklas Nielsen n'est que 11e du classement pilotes à 46 points de la tête, alors que la n°51 n'en compte que 18.

Pour autant, les deux équipages restent libres de défendre leurs chances.

« Commencer dès maintenant à considérer l'une des deux voitures comme une aide plutôt que comme une concurrente ne serait pas le bon état d'esprit », insiste Barbieri.

« Les deux équipages méritent leur chance de se battre jusqu'au bout. Nous verrons lors des prochaines courses si la situation devient plus claire. »

Ferrari attend aussi beaucoup de Monza

Après Austin, Ferrari sait que tous les circuits ne lui seront pas nécessairement aussi favorables, notamment Fuji.

En revanche, l'arrivée de Barcelone et surtout Monza au calendrier nourrit davantage d'optimisme.

À domicile, Ferrari espère évidemment bénéficier du soutien massif des tifosi.

« À Monza, nous espérons recevoir un coup de pouce supplémentaire des tribunes et des tifosi », reconnaît Barbieri.

Avant de penser à son rendez-vous italien, Ferrari doit cependant profiter du COTA pour réduire l'écart.

Avec 44 points à reprendre chez les constructeurs et seulement 18 chez les pilotes pour l'équipage n°51, Austin pourrait devenir un tournant dans la défense des deux couronnes mondiales de Ferrari.

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