F1 Monza : Oliver Bearman reçoit la nouvelle évolution Ferrari, Esteban Ocon devra attendre


Haas ne disposant que d’un seul exemplaire de la nouvelle unité de puissance Ferrari renforcée par l’ADUO pour le Grand Prix d’Italie, l’équipe a dû choisir entre Oliver Bearman et Esteban Ocon. Ayao Komatsu a finalement décidé de l’attribuer au Britannique, estimant qu’il était simplement « son tour » après plusieurs évolutions données en priorité au Français lors des derniers rendez-vous.

À Monza, chaque cheval compte.

Sur un circuit aussi sensible à la puissance, Haas ne voulait pas laisser une évolution moteur inutilisée dans le garage. Pourtant, l’écurie américaine ne disposait que d’un seul exemplaire de la dernière spécification Ferrari disponible pour ses deux pilotes.

La réglementation impose en effet qu’une évolution proposée à l’équipe d’usine soit également rendue disponible aux équipes clientes.

Lors de la précédente évolution introduite à Barcelone, Haas avait choisi d’attendre afin de pouvoir équiper Oliver Bearman et Esteban Ocon simultanément.

Cette fois, l’approche a changé.

Monza pousse Haas à ne pas attendre

Ayao Komatsu a expliqué que la nature même du circuit italien avait pesé lourd dans la décision.

« La dernière fois, nous avons attendu d’avoir suffisamment de moteurs pour les introduire sur les deux voitures en même temps. Mais ici, Monza est un circuit très sensible à la puissance. Ce serait dommage de laisser de la performance dans le garage. »

Le patron de Haas aurait évidemment préféré disposer de deux unités immédiatement.

Mais Ferrari aurait produit seulement la quantité minimale nécessaire pour répondre à ses obligations envers ses clients, alors que le constructeur italien cherchait parallèlement à disposer de sa propre évolution pour son Grand Prix national.

Pourquoi Bearman plutôt qu’Ocon ?

Le choix du bénéficiaire pouvait devenir sensible, mais Komatsu assure qu’il repose sur un principe de rotation.

Ces dernières semaines, plusieurs nouveautés avaient été attribuées en priorité à Esteban Ocon.

Le Français avait notamment reçu avant Bearman une évolution concernant les freins, car il rencontrait davantage de difficultés dans ce domaine.

Même chose ensuite avec une évolution de la direction assistée introduite à Budapest.

« Esteban était plus demandeur à ce sujet et rencontrait davantage de difficultés avec la direction assistée, donc nous avons décidé de lui donner cette évolution en premier. La dernière nouveauté était pour Esteban, cette fois c’est Ollie. »

La logique est donc simple : après plusieurs priorités accordées à Ocon, Bearman bénéficie cette fois du nouveau moteur Ferrari.

Komatsu veut éviter tout soupçon de favoritisme

Le patron de Haas a surtout insisté sur la nécessité de conserver une transparence totale avec ses pilotes.

« Il ne sert à rien de raconter des histoires. Nous fonctionnons de la manière la plus transparente possible. Bien sûr, on ne peut pas satisfaire tout le monde à chaque fois, mais nous n’avons aucun agenda caché. »

Komatsu reconnaît qu’Ocon peut naturellement être déçu de ne pas disposer immédiatement de cette nouvelle unité de puissance.

Mais selon lui, la décision reste la plus équilibrée possible pour l’ensemble de l’équipe.

« Nous n’avons pas d’agenda personnel pour un pilote plutôt qu’un autre. Esteban ne sera peut-être pas heureux de ne pas recevoir immédiatement l’unité de puissance numéro quatre, mais c’est ce qu’il y a de mieux pour l’équipe et c’est la manière la plus équitable de procéder. »

Il résume néanmoins parfaitement la difficulté de ce genre de situation :

« Rien n’est jamais complètement équitable. Tout ce que vous pouvez faire, c’est être transparent et direct. »

Un avantage potentiellement précieux à Monza

Cette évolution pourrait avoir une importance particulière ce week-end.

Avec ses longues lignes droites et ses faibles niveaux d’appui, Monza fait partie des circuits où les performances de l’unité de puissance peuvent peser le plus lourd dans le chrono.

Haas a donc préféré exploiter immédiatement le gain disponible plutôt que d’attendre qu’un deuxième moteur puisse être fourni.

Pour cette manche italienne, Oliver Bearman sera ainsi le seul des deux pilotes Haas à disposer de la dernière spécification Ferrari, tandis qu’Esteban Ocon devra patienter.

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