Quelques mots ont suffi à Fernando Alonso pour résumer les difficultés d’Aston Martin à Monza. Interrogé par son équipe sur les principaux problèmes rencontrés lors des EL2 du Grand Prix d’Italie, l’Espagnol a livré une liste particulièrement inquiétante : « moteur, lignes droites, vibrations, je n’ai pas de vitesse de pointe… ». Après deux week-ends plus encourageants, l’AMR26 semble replonger dans la hiérarchie.
Aston Martin savait que Monza risquait de constituer l'un des rendez-vous les plus compliqués de sa saison 2026. La première journée disputée sur le Temple de la Vitesse n'a fait que confirmer ces craintes.
Lorsqu'on lui a demandé par radio d'identifier le principal problème de sa monoplace, Fernando Alonso a eu bien du mal à n'en choisir qu'un.
« Moteur, les lignes droites, vibrations, je n'ai pas de vitesse de pointe… »
Une réponse calme, presque ironique, mais qui résume les difficultés rencontrées par le double champion du monde.
Alonso seulement 19e
La feuille des temps confirme l'ampleur du problème.
Lors des EL2, Alonso n'a pu faire mieux que 19e. Il lui a même fallu utiliser un deuxième train de pneus tendres pour parvenir à devancer les deux Cadillac et son coéquipier Lance Stroll.
Mais plus que sa position, c'est l'écart avec le reste du peloton qui inquiète.
Alors que le milieu de grille est particulièrement resserré à Monza, Aston Martin apparaît pour le moment décroché de ce groupe.
Un contraste important avec les deux précédents Grands Prix.
Au Hungaroring puis à Zandvoort, l'équipe britannique avait montré des signes de progression et semblait pouvoir regarder davantage vers l'avant de la grille.
La nouvelle évolution Honda encore délicate
Une partie des difficultés rencontrées à Monza semble liée à l'unité de puissance Honda.
Le constructeur japonais avait introduit à Zandvoort sa première évolution du moteur 2026, avec un travail principalement concentré sur le moteur à combustion interne.
Honda avait toutefois reconnu qu'il restait encore du travail à effectuer, notamment concernant la maniabilité de cette nouvelle spécification.
Alonso avait déjà rencontré aux Pays-Bas de fortes vibrations ainsi que des problèmes dans la délivrance de la puissance.
Ces difficultés apparaissent encore plus pénalisantes à Monza.
Monza expose les faiblesses de l’AMR26
Avec ses immenses lignes droites et l'importance considérable de la vitesse de pointe, le circuit italien ne laisse pratiquement aucun endroit où cacher un déficit de puissance ou d'efficacité.
Aston Martin peut donc difficilement compenser avec les progrès réalisés récemment sur son châssis, notamment depuis l'importante évolution introduite en Hongrie.
L'AMR26 avait semblé franchir un cap sur des circuits permettant davantage d'exploiter ses qualités aérodynamiques. À Monza, la situation est totalement différente.
Et la communication radio d'Alonso ressemblait finalement davantage à un diagnostic technique qu'à un véritable coup de colère.
Après avoir retrouvé quelques raisons d'espérer lors des dernières courses, Aston Martin se retrouve confrontée à une réalité beaucoup plus difficile en Italie.
Avant les qualifications, le défi sera désormais de trouver suffisamment de vitesse en ligne droite tout en réduisant les vibrations et en améliorant le comportement de l'unité de puissance. Au vu du vendredi d'Alonso, le chantier s'annonce conséquent.
