WRC – Les formats des rallyes divisent le paddock après le marathon du Portugal


Les formats des manches du Championnat du monde des rallyes font actuellement énormément débat dans le paddock après les fortes différences observées entre certaines épreuves du calendrier 2026.

Le récent Rallye du Portugal a notamment relancé les discussions avec un programme particulièrement exigeant : shakedown dès mercredi, départ de la compétition jeudi et pas moins de 23 spéciales jusqu’à dimanche.

À l’inverse, le futur Rallye d'Estonie proposera un format beaucoup plus condensé avec shakedown et premières spéciales disputés le vendredi avant un déroulement plus classique samedi et dimanche.

Cette énorme différence d’approche soulève désormais une question importante : le WRC doit-il conserver cette diversité ou adopter un format plus uniforme ?

Oliver Solberg favorable à un mélange des styles

Oliver Solberg estime justement qu’un équilibre entre tradition et modernité serait la meilleure solution pour l’avenir du championnat.

“Comme je le dis toujours, un mélange est une bonne chose”, a expliqué le pilote Toyota.

Selon Solberg, certaines épreuves historiques comme Monte-Carlo, l’Afrique ou encore le Portugal doivent conserver leur côté endurance et leur difficulté légendaire.

“Pourquoi ne pas rendre certains rallyes un peu plus difficiles et un peu plus longs ?”

Mais le Suédois estime aussi qu’il ne faut pas laisser chaque organisateur totalement libre de créer son propre format.

“Les rallyes ont peut-être un peu trop de liberté actuellement. Il faudrait une structure plus claire avec un vrai plan défini à l’avance.”

Des nuits trop courtes au Portugal

Oliver Solberg reconnaît également que certaines manches deviennent extrêmement éprouvantes pour les équipages.

“La semaine au Portugal était très longue. Nous avions des nuits très courtes. Les organisateurs peuvent placer les spéciales où ils veulent et aussi loin qu’ils le souhaitent. Nous manquons de sommeil.”

Le pilote Toyota considère toutefois qu’un mélange entre rallyes “old school” et événements plus modernes reste très positif pour le championnat.

Jon Armstrong adore l’aspect “ancien rallye”

Du côté de M-Sport Ford, Jon Armstrong a particulièrement apprécié le format portugais.

Le Britannique a notamment retrouvé des sensations rappelant les grandes années du mythique RAC Rally britannique.

“J’ai adoré le format, surtout jeudi et vendredi. Cela ressemblait aux rallyes de l’ancienne époque.”

Armstrong apprécie particulièrement le côté aventure du rallye portugais avec des étapes longues et des nuits passées loin du parc d’assistance principal.

“On ne sait parfois même plus vraiment où on est, et c’est ça aussi l’aventure du rallye.”

Selon lui, cela apporte beaucoup plus de variété qu’un format moderne très répétitif basé sur les mêmes boucles autour du parc d’assistance.

Fourmaux veut moins de spéciales mais plus longues

Adrien Fourmaux partage lui aussi un avis plutôt positif sur l’endurance du Rallye du Portugal.

Le pilote Hyundai Shell Mobis WRT estime toutefois que les formats pourraient être optimisés différemment.

“Peut-être que nous pourrions avoir des spéciales plus longues, mais moins nombreuses”, explique le Français.

Fourmaux souhaiterait également des horaires plus adaptés pour éviter certaines portions disputées en pleine nuit ou à des moments très fatigants pour les équipages.

“Un peu plus en journée, quand les gens sont réveillés.”

Le débat autour des formats de rallyes semble donc loin d’être terminé alors que le WRC cherche toujours le meilleur équilibre entre tradition, spectacle et modernité.

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