Le Grand Prix du Canada a tourné au cauchemar pour Oscar Piastri et McLaren. Alors que l’écurie britannique semblait en bonne position avant le départ, un pari stratégique totalement raté a rapidement ruiné les chances de l’équipe à Montréal.
Au moment de s’installer sur la grille, McLaren a surpris tout le paddock en choisissant de chausser les pneus intermédiaires sur les monoplaces de Piastri et de Lando Norris. Pourtant, les conditions de piste étaient déjà en train de s’améliorer rapidement et la pluie cessait quasiment au début du tour de formation.
Le résultat a été immédiat : les deux pilotes ont dû repasser aux stands dès les premiers tours pour monter des pneus slicks, perdant un temps considérable et se retrouvant coincés au milieu du peloton.
Après la course, Piastri n’a pas caché sa frustration concernant cette décision stratégique extrêmement risquée.
Le pilote australien a reconnu que le pari aurait pu fonctionner si la pluie avait persisté quelques minutes de plus :
« Si la pluie avait continué un peu plus, nous serions passés pour des génies. Mais ce n’est pas arrivé, donc nous avons eu l’air idiots. »
Une déclaration très directe qui illustre parfaitement l’énorme déception vécue par McLaren lors de cette manche canadienne.
La situation s’est encore aggravée pour Piastri durant la course. En difficulté dans le trafic et confronté à des conditions compliquées, l’Australien a fini par heurter Alexander Albon après un blocage de roue à l’entrée d’un virage.
L’incident lui a valu une pénalité de dix secondes et a définitivement enterré ses espoirs de marquer des points. Piastri a d’ailleurs présenté ses excuses à Albon et à Williams Racing après la course, reconnaissant une erreur de pilotage.
Ce Grand Prix du Canada restera comme une énorme occasion manquée pour McLaren, qui partait pourtant avec des ambitions élevées. L’équipe devra désormais analyser rapidement ce fiasco stratégique afin d’éviter qu’un tel scénario ne se reproduise dans la lutte au championnat.
