NASCAR : Toni Breidinger explique pourquoi les sponsors sont indispensables à sa carrière


Toni Breidinger a livré un témoignage sur l’une des principales difficultés rencontrées au cours de sa carrière : trouver suffisamment de sponsors pour continuer à courir en NASCAR. La pilote américaine estime que les femmes rencontrent davantage d’obstacles pour obtenir les budgets nécessaires et défend son activité de mannequin et d’influenceuse, devenue essentielle au financement de son parcours.

« Pour 100 dollars qu’un homme obtient, une femme en reçoit un »

L’histoire remonte notamment à ses débuts, lorsque Breidinger cherchait à passer du karting aux stock-cars. Après un essai convaincant avec Toyota, elle découvre rapidement la réalité économique du sport : plusieurs millions de dollars de sponsoring peuvent être nécessaires pour financer une saison et progresser dans la hiérarchie.

Sur le podcast The Burnouts, Breidinger a illustré le déséquilibre qu’elle dit avoir constaté.

« Pour 100 dollars de sponsoring qu’un homme obtient, une femme en reçoit environ un », affirme-t-elle.

Selon elle, certaines structures ne lui ont pas toujours accordé les mêmes chances en raison de son sexe. Elle souligne en revanche avoir trouvé chez Toyota un environnement où elle se sent considérée avant tout comme une pilote.

Le mannequinat pour financer le NASCAR

Ne venant pas d’une famille particulièrement fortunée, Breidinger s’était installée en Caroline du Nord et avait envoyé des centaines de sollicitations à des entreprises tout en occupant des emplois payés au salaire minimum.

Face au peu de réponses, elle s’est tournée vers le mannequinat et a développé sa présence sur les réseaux sociaux. Cette stratégie lui a permis d'attirer des partenaires comme Raising Cane’s, puis de collaborer avec des marques telles que Coach, Victoria’s Secret et SKIMS.

En 2023, elle effectue ses débuts en Truck Series à Kansas avec le soutien de Victoria’s Secret et termine 15e. Deux ans plus tard, elle obtient un programme à temps plein avec TRICON Garage et la Toyota n°5.

Mais sa situation évolue encore en 2026 : après son départ de TRICON, Breidinger rejoint Rackley W.A.R. pour un programme partiel.

Une saison 2026 compliquée

À 27 ans, l’Américaine continue donc de mener parallèlement ses activités commerciales et sportives malgré les critiques de certains fans qui considèrent ses nombreux partenariats comme une distraction.

Breidinger défend une autre réalité : sans ces contrats, elle ne pourrait tout simplement pas courir.

« Quand les gens disent que les partenariats avec les marques affectent mes performances, je réponds : vous savez ce qui affecte mes performances ? Ne pas pouvoir courir parce que je n’en ai pas les moyens. »

En quatre courses disputées en 2026, elle a terminé 18e au Texas, 26e à Dover, 25e à Indianapolis et 26e à Kansas.

Son objectif reste désormais de trouver les financements nécessaires pour multiplier les occasions de reprendre le volant et poursuivre sa carrière en NASCAR.

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