L'incertitude grandit autour des dernières manches de la saison 2026 de Formule 1 et de Formule 2. Alors qu'Imola apparaît comme une solution de repli pour la F1 en cas d'annulation des courses au Moyen-Orient, la Formule 2 pourrait avoir disputé sa dernière épreuve à Bakou. Une situation qui laisse les équipes dans le flou et pourrait avoir des conséquences directes sur l'attribution du titre.
Le matériel de Formule 2 rapatrié en Europe
Selon Frits van Amersfoort, fondateur de l'écurie Van Amersfoort Racing et désormais conseiller de l'équipe, l'ensemble du fret de Formule 2 est actuellement rapatrié en Europe, au lieu d'être expédié vers le Qatar.
Un changement logistique qui soulève de nombreuses interrogations concernant la suite du championnat.
« Normalement, tout le matériel part directement au Qatar, où il reste pendant huit semaines. Cette fois, tout revient ici. On se dit donc qu'il n'y aura plus de courses », a-t-il expliqué à la chaîne néerlandaise NOS.
D'après les informations circulant au sein du paddock, les équipes auraient également été informées qu'aucune épreuve de remplacement ne serait organisée si les manches du Qatar et d'Abu Dhabi étaient annulées.
Il ne s'agit toutefois pas, à ce stade, d'une confirmation officielle de l'arrêt du championnat.
Le Qatar compromis, Abu Dhabi encore incertain
Toujours selon Van Amersfoort, la tenue de la manche qatarienne paraît désormais très compromise, tandis que le sort d'Abu Dhabi reste indéterminé.
« Le Qatar serait déjà annulé, mais Abu Dhabi reste en suspens. Personne ne sait vraiment ce qui va se passer. »
Le Néerlandais estime néanmoins que la dernière manche, prévue début décembre, pourrait encore être organisée si la situation dans la région demeure suffisamment stable.
La Formule 2 se retrouve ainsi dans une situation délicate : les équipes doivent préparer leur logistique sans savoir si elles auront encore l'occasion de courir cette saison.
Imola, solution de repli pour la Formule 1
La situation semble différente pour la catégorie reine.
Le circuit d'Imola se préparerait à accueillir une épreuve de remplacement si les derniers rendez-vous au Moyen-Orient ne pouvaient pas avoir lieu. Le tracé italien apparaît comme une solution de repli sérieusement envisagée, même si aucune modification du calendrier n'a été officiellement confirmée.
Cette possibilité suscite l'incompréhension de certaines équipes de Formule 2, qui ne comprennent pas pourquoi leur championnat ne pourrait pas accompagner la F1 en Italie.
« Je n'ai jamais compris cela depuis le début. S'il y a une course de remplacement à Imola pour la Formule 1, pourquoi ne pas organiser également une course de remplacement pour nous ? », s'interroge Frits van Amersfoort.
Rafael Câmara pourrait-il être déjà champion ?
L'incertitude concerne également la lutte pour le titre de Formule 2.
À l'issue de la manche de Bakou, Rafael Câmara occupe la tête du championnat avec seulement sept points d'avance sur Nikola Tsolov. Alex Dunne conserve lui aussi une chance mathématique de décrocher le titre si d'autres courses sont disputées.
Si les deux dernières manches étaient définitivement annulées sans remplacement, le classement établi après Bakou pourrait devenir le classement final de la saison.
Une perspective inhabituelle, alors que les pilotes ne savaient pas nécessairement, lors du week-end en Azerbaïdjan, qu'ils disputaient peut-être leur dernière course de l'année.
« Ils ont couru à Bakou comme s'il s'agissait de la dernière course. C'était presque une question de tout ou rien. C'était formidable à regarder, mais il faut aussi savoir à quoi s'en tenir », a commenté l'analyste de NOS Jeroen Bleekemolen.
Pour le moment, aucune décision définitive n'a été annoncée concernant les dernières manches de F1 et de F2. La tenue des épreuves au Moyen-Orient, l'éventuel recours à Imola et l'issue du championnat de Formule 2 restent donc à confirmer.
