Charles Leclerc continue d’écrire son histoire avec Scuderia Ferrari. Et statistiquement, le pilote monégasque se rapproche désormais d’un monument absolu de la Scuderia : Michael Schumacher.
Entre 1996 et 2006, Schumacher avait disputé 180 Grands Prix sous les couleurs de Ferrari, devenant l’architecte de l’une des périodes les plus dominantes de l’histoire de la Formule 1. Une époque durant laquelle l’Allemand avait offert cinq titres mondiaux pilotes consécutifs à la marque italienne.
Aujourd’hui, Leclerc totalise déjà 154 départs avec Ferrari. Avec un contrat qui devrait le maintenir à Maranello au moins jusqu’en 2029, dépasser le total de Schumacher semble pratiquement inévitable d’ici la saison 2027.
Mais malgré la portée symbolique immense de cette statistique, Leclerc refuse clairement de s’en satisfaire.
Le pilote monégasque explique qu’il se sent encore “très jeune” chez Ferrari et que ses débuts avec la Scuderia lui paraissent extrêmement récents. S’il reconnaît le caractère spécial de cette longévité, il insiste surtout sur le fait qu’il ne souhaite pas être simplement retenu comme le pilote ayant accumulé le plus de départs avec Ferrari.
Pour lui, une seule chose compte réellement : devenir champion du monde avec la Scuderia.
Depuis son arrivée en 2019, Leclerc est progressivement devenu le visage du projet Ferrari moderne. Soutenu massivement par les tifosi, extrêmement rapide en qualifications et profondément attaché à la marque italienne, le Monégasque porte désormais une immense partie des espoirs de retour au sommet de Ferrari.
Mais malgré plusieurs saisons prometteuses et de nombreuses performances brillantes, le titre mondial reste toujours hors de portée.
C’est précisément ce qui rend ce futur record potentiellement ambigu. Car dans l’histoire de Ferrari, les pilotes sont avant tout jugés sur leurs championnats.
Michael Schumacher reste évidemment la référence absolue grâce à ses cinq couronnes mondiales en rouge. Leclerc, lui, pourrait à terme devenir l’un des pilotes les plus fidèles de l’histoire récente de Ferrari… sans jamais avoir réussi à offrir un titre à la Scuderia.
Le patron de l’équipe, Frédéric Vasseur, refuse toutefois de se focaliser sur les statistiques. Selon lui, Leclerc représente déjà un élément central du développement, de l’identité et de la culture interne de Ferrari.
Vasseur souligne également que toute l’équipe reste concentrée avant tout sur la performance immédiate plutôt que sur des records à long terme.
Mais le temps commence malgré tout à devenir un facteur important. Toute la reconstruction moderne de Ferrari a été bâtie autour des meilleures années de Leclerc. Et l’histoire de la Formule 1 regorge de pilotes de très haut niveau ayant attendu trop longtemps un retour au sommet de Ferrari sans jamais réussir à décrocher le titre.
Pour l’instant, Leclerc continue d’accumuler les départs et de se rapprocher progressivement du record de Schumacher. Mais comme le pilote lui-même l’a clairement affirmé, le véritable héritage à Maranello ne se mesure pas uniquement en statistiques.
Chez Ferrari, seuls les champions deviennent immortels.
